retours

Clélia, Marie, Florine, Madenn, Salomé et Maïté

Nous nous sommes inscrites dans un module où nous ne connaissions pas les membres et avec qui nous devions créer du « Collectif ». Sans savoir comment opérer, nous sommes venu avec des idées de médiums artistiques.
C’est par de nombreuses discutions, des sujets annoncés et aux attentions de chacun, que des groupes se sont formés afin de se spécialiser dans une chose en particulier.

L’enregistrement et la vidéo, pour notre groupe, nous a permis à tous de pouvoir nous exprimer.
Malgré et grâce à nos caractères fort et différents, en plus des imprévus, nous sommes arrivées à un résultat concluant et collectif. Nous avons pu, ensuite, partager notre travail avec les autres groupes, pour aboutir à une réalisation collective surprenante. C’était une expérience enrichissante.

Merci à tous pour votre enthousiasme et imagination de chacun!

Le groupe des enregistrements,

Maïté

Mon expérience de ce module collectif à été très enrichissante, bien qu’éprouvante ;

en effet j’avais l’impression qu’il fallait refaire le monde à chaque fois que j’entrais en PPP.

J’ai été frustrée de constater de manière si flagrante l’impossibilité à réellement communiquer en groupe ce qui à un peu renforcer mon pessimisme vis a vis de la communication et mon scepticisme concernant le langage .Cependant j’ai beaucoup apprécié observer la naissance des idées et l’imbrication de leurs parentés alors qu’elles passaient d’un membre du groupe à l’autre .

Je me suis imposée une discipline de présence à ces séances de réflexion car je sentais l’équilibre instable et et avait peur de manquer un tournant ; c’est pourtant ce qui est arrivé car j’était impliquée dans une autre sorte de collectif (ce) et ai du me raccrocher au wagon après le début de la semaine intensive.

Le groupe s’est très vite divisé en trois et j’ai trouvé ma place dans l’un d’eux en temps que captatrice d’images, cependant je me suis mise à tourner dans les autres groupes car, d’une part, je suis curieuse et avait besoin de voir et faire des choses différentes, et d’autre part j’ai vu les individualités rejaillir dans ces micro groupes et j’ai senti le danger de s’investir trop profondément dans un projet (une tâche) et de se l’approprier, aux dépends du collectif.

Ce module m’a permis d’expérimenter de nouvelles pratiques qui m’ont beaucoup enthousiasmée, comme la prise de son en salle capitonnée ,et la vidéo, pour laquelle j’ai eu purement et simplement, un coup de foudre ; cet appareil m’a décomplexée de la vidéo (grande maniabilité et légèreté sans parler du night shot) et ouvert beaucoup de portes. De plus, j’ai pu gouter aux joies du montage insomniaque ; ça m’a vraiment beaucoup plu de faire ça, pour le groupe, et pour moi .

Pour ce qui est de la réalisation « finale », ou mise en place de notre processus, je suis un peu déçue que nous l’ayons testé si tardivement, j’aurai aimé que notre lieu d’expression vive plus longtemps .

Olga, Simon, Helen, Maïté, Léa, Jawad

Traces semaine intensive – Groupe archives

Sarah

Malgré les éventuelles frictions – dues à la différence de caractère et d’opinions – qu’il a pu y avoir, le fait que nous ayons réussi à créer quelque chose ensemble, à s’oublier un peu soi- même au profit du groupe fut une belle expérience. Un des effets positifs de ce module est qu’il nous a « obligés » à apprendre à lâcher-prise vis-à-vis de NOS idées, NOS projets personnels ; émettre une proposition de projet et ensuite voir ce projet évoluer, être modifié voire même abandonné par le groupe fut parfois quelque peu désappointant, surtout dans ce milieu artistique où chacun s’attelle à son travail personnel. Mais arriver à ne pas se concentrer seulement sur soi et à accepter le fait que l’on avance avec d’autres – devant également faire ce travail sur eux-même, je pense que c’est une leçon qu’il faut apprendre un jour ou l’autre.

Je dois tout de même avouer que nous sommes rester pendant longtemps dans le discours et la théorie ce qui rendait ce module de recherche un peu flou et frustrant. Mais la semaine de module nous a permis de passer à du concret et fut l’occasion de relâcher la pression accumulée au fur et à mesure des séances.

Pour terminer, je dirais que le projet sur lequel nous avons abouti – même s’il peut sembler un peu brouillon – est une belle expérimentation de ce qu’un collectif peu apporter à chacun. Un travail individuel, selon moi, n’aurait pas eu une telle portée.