PV 27 novembre 2014

PV succinct de la réunion du module fiction : collectif du 27 novembre 2014

et résumé des autres séances.

Présents :  Clélia, Maïté, Simon, Florine, Ariane, Mademm, Salomé, Sarah, Olga, Alison, Jawad, Bruno

Les participants apportent : 1 texte, 1 règle, 1 lieu commun

Textes :

Maïté

sister outsider de AUDRE LORDE :

Rapport au langage. Constat : le jeu des différences du langage peuvent devenir des barrières dans le champ social. En ce sens le langage peut être un outil d’oppression.

Madenn

Etienne Souriau

Outrage au public de Peter Handke

pensée d’un spectateur en rapport à une oeuvre.

Florine

Beckett, l’innomable.

Comment on se construit à travers les mots des autres

Sarah

texte juridique

ordre législatif, organisation…

Olga

fait de la déclamation

s’intéresse à la méthode

écriture collaborative.

A partir dynamique de groupe : division en rôles et échange de rôles.

Alison.

Manifeste futuriste.

Conception de l’artiste.

Identité collective singulière.

Le manifeste est un acte de légitimation.

JAWAD

sécession viennoise

créer leur propre espace d’exposition

art = nouvelle conception de l’existence

revue

Clélia

La Boetie Michelet ?

faire un travail sur l’atelier pris comme un collectif.

Grille d’observation.

Salomé

en un seul souffle de Francis Ricard

étouffement par rapport au collectif…

frustration.

Règles énoncées :

Ne pas s’oublier pour le plus grand nombre ; ne pas se substituer…

être sincère…

Ne jamais parler en je, toujours parler en nous.

Chacun lit à haute voix

tourner 77 fois 7 fois sa langue dans sa bouche.

Lieu commun : ?

chacun présente un parcours… interaction avec autrui.

Comment des idées naissent.

Remarques : plusieurs étudiants estiment que l’on tourne autour du pot. Que nous ne nous mettons pas directement au travail. Certains voudraient que le but soit fixé.

Par exemple : réaliser une exposition collective.

Certes le mot collectif intervient bien, mais le travail serait-il collectif ? Et l’objet du travail le serait-il ? Il semble que non.

L’objet du travail doit apparaître comme une émanation du collectif. L’objet du travail est issu de tout ce qui se raconte par chacun de ses intérêts, en faisant jouer les proximités, les effets de bords, les lisières….

Certaines choses ont été dites. Il en reste des traces.

Ainsi, d’abord :

Ariane

Rapport à l’altérité

Hélène

C’est primordial le travail avec d’autres.

Allison

le but c’est de travailler en collectif. On s’ouvre à d’autres.

Sarah

ce que ça donne de travailler ensemble. Expérience pas assez collective.

Voir comment c’est autrement.

Maïté

il y a des idées qui ne nous appartiennent pas.

Suzie

au départ, le mot collectif me rebute.

Marie

 L’art est fort individualiste. Ici, l’occasion de travailler en groupe.

Madenn

curieuse

Florine

La collectivité peut être une force.

Mettre son égo de côté

Salomé

Les conflits d’intérêts ruinent les collectifs.

 

Responsabilité, pas un devoir.

Se maquiller est une forme de responsabilité.

Et

La question de la légitimation de l’artiste a été travaillée ensemble. (Paul Audi)

dans ce cadre précis nous avons distingué les manières de Duchamp, Beuys et Klein :

le dire performatif du sujet créateur (un dire qui est un faire)

l’être performant du sujet créateur (un faire qui n’est pas un dire)

ce qu’il dit qu’il est (un dire qui s’épuise dans sa prétention à devenir artiste)
Toutes ces positions s’inscrivant dans la question sociétale de la légitimation à partir des dispositifs légaux reconnaissant à certains de bénéficier de conditions réservées aux artiste.

Nous avons également abordé la question de la souveraineté en comparant la souveraineté des peuples, (la manière dont la question se pose en droit international), la souveraineté de l’artiste (et son lien historique précis avec la souveraineté des états) et la souveraineté de Georges Bataille (qui s’oppose à la servilité et au totalitarisme de l’utilité ; qui se trouve du côté de la dépense).

Ensuite

Alison a demandé à pouvoir enregistrer nos discussions. Maïté veut travailler sur la discussion, le collectif dès la discussion… Faire un brain storming… De la vidéo, des enregistrements, de la performance… faire un truc un peu vivant. Sarah rappelle qu’on était tombé d’accord sur une question repérée dans un texte… Comment s’organise notre groupe au niveau pratique, théorique et organisationnel. Alison estime que rien n’empêche que l’on fasse un seul groupe alors que Cosme distingue la question qui est individuelle des réponses, qui peuvent être collectives. Marie voudrait tenter de donner forme à la différence entre artiste et non-artiste. Olga propose une série de textes, mais plus court… choisi par chacun… et la question sur la souveraineté. Hélène considère que l’idée du puzzle convient à la notion de collectif. Elle parle d’un amas de nos personnes… et propose que tout le monde apporte un truc

Travailler sur les échos des textes.

Ariane propose une écriture collective successive : commencer chacun quelque chose que le suivant reprend… Mais Cosme explique ne pas vouloir venir avec sa pratique artistique. Il veut exprimer ce que le collectif peut apporter à chacun… Suzie et Simon veulent ouvrir le collectif à d’autres collectifs. Florine veut travailler sur l’enregistrement de textes… que chacun amènerait.. prendre une oeuvre comme prétexte…Clélia estime qu’il faut d’abord faire une grille pour travailler ensemble. Pour avoir un collectif il faut avoir quelque chose ensemble, définir des critères… Elle parle de l’atelier comme collectif et envisage d’analyser les relation entre nous, avec le prof ou le maître et avec le modèle. Gestes individuels dans un contexte collectif. Léa réfléchit. Salomé se pose la question de l’engagement. Elle se demande comment apporter notre soutien à certaines associations qui sont actives. Jawad estime qu’on a besoin de quelque chose qui nous lie tous…pourquoi ne pas faire une exposition… collective.

Liste des mots mis en évidence :

Altérité / avec / s’ouvrir / ensemble / Expérience / autrement / idées qui ne nous appartiennent pas / l’écran / rebute / curieuse / force / de côté / conflits / ruinent / collectifs / Responsabilité / DIRE PERFORMATIF / LÉGITIMATION / SOUVERAINETÉ / S’OPPOSE À LA SERVILITÉ DE L’UTILITÉ / DÉPENSE / enregistrer / discussion / vivant / pratique / théorique / organisationnel / un seul groupe / question individuelle ; réponses collectives / donner forme / souveraineté / puzzle / souveraineté / amas / échos / ne pas venir avec sa pratique / prétexte / grille / quelque chose ensemble / l’engagement / quelque chose qui nous lie

Constatation : certains mots sont très proches les uns des autres. Prenons au sérieux une distinction émise : pratique, théorique et organisationnel. On constate que certains mots concernent l’organisation, la dimension pratique, d’autre l’objet d’étude, ou une théorie.

Tentative de classement en suivant ce découpage :

collectifs

pratique théorique organisationnel
donner forme SOUVERAINETÉ
ne pas venir avec sa pratique idées (qui) ne nous appartiennent pas quelque chose ensemble, quelque chose qui nous lie
enregistrer DIRE PERFORMATIF prétexte
l’engagement question individuelle ; réponses collectives Responsabilité
Curiosité S’OPPOSE À LA SERVILITÉ DE L’UTILITÉ vivant
Échos

de côté

force conflits

ruine/rebute

Autrement/Altérité DÉPENSE Expérience
LÉGITIMATION s’ouvrir
ensemble avec ensemble
grille discussion
un seul groupe

Reste : l’écran, puzzle, amas

Bien entendu chaque mot peut se retrouver ailleurs (ou presque).

Mais l’on voit que la sélection (de moments, de mots prononcés, ou lus ensemble) et le rapprochement que l’on peut en faire dessinent une configuration signifiante. Cette configuration n’a rien de définitif, elle ne porte aucune valeur particulière. Elle est simplement possible et néanmoins arbitraire. Elle montre que de nouveaux contextes peuvent faire émerger de nouveaux sens. Que les classifications, en tant qu’opérations pratiques, sont en tant que telles créatrices. Donc que le travail commun est fragile car lié à chaque configuration particulière.

Tout ceci nous montre que des choses ont déjà été commencées… l’air de rien… mais sans forme encore…

Travailler sur l’idée de la bibliothèque en tant qu’imaginaire… C’est-à-dire d’utiliser quelque chose de la bibliothèque comme mécanisme du travail.

La bibliothèque est un lieu de conservation, d’accumulation, de classement, ainsi que de lecture. C’est-à-dire comme l’image d’une société. La bibliothèque peut-être privée ou publique. C’est un espace dont l’architecture est liée à la fonction … la bibliothèque comme mobilier semble souvent à la base de l’architecture immobilière. Les documents d’une bibliothèque peuvent souvent être empruntés. Ils peuvent également être consultés sur place. La conservation des documents est faite en vue de leur consultation, de leur diffusion. Un livre seul ne fera jamais une bibliothèque. Comme une page seule ne fera jamais un livre.

Lire la nouvelle de Borges : « la bibliothèque de Babel » contenue dans le recueil de nouvelles « fictions »