Spectres 17-18

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introduction

Dans le monde, il y a des choses. Certaines choses se conservent et se transmettent. D’autre disparaissent. Les choses peuvent disparaitre naturellement, parce que le temps les use jusqu’à ce qu’elles aient disparu. Elles peuvent disparaître accidentellement, parce que personne n’en a pris soin. Et puis il y a celles qui disparaissent intentionnellement, parce qu’on les juge indignes d’être gardées. Ce sont les choses que l’on jette.

Parfois, on se trompe. On jette une chose dont on mesure l’importance une fois qu’elle est jetée. Et on voudrait la récupérer. Alors, elle hante le monde, comme un spectre ou un fantôme. En attendant que quelqu’un, un artiste, peut-être, lui donne une forme de visibilité. Pour ne pas l’oublier. Ou pour comprendre quelque chose à ce qui nous arrive.

Il en va des choses comme des histoires. Et ça s’appelle l’histoire.

Les mécanismes qu’on a inventé pour garder les choses portent plusieurs nom : musée en est un, patrimoine, un autre, enregistrement un autre encore.

L’enregistrement vidéographique procède de cette mécanique.

Proposition

Expérimenter de construire et de rendre compte des rapports entre ces trois mécaniques de sauvegarde et de transmission : musée, patrimoine et film. Cette recherche est liée au module de recherche « autour de Tervueren ».

L’objet de recherche est identique. La forme de restitution est différente. Dans un cas il est question de produire une visibilisation qui pourrait-être du récit, une exposition de document, la fabrication d’un artefact, voire une performance. Dans l’autre cas il s’agit de faire un film à partir de cette recherche.

Lien

Au sujet du module de recherche :

Il s’agit de choisir « un objet » qui pose un problème manifeste de non convergence en terme de valeur, le tout dans un contexte de compréhension de l’histoire et tenter d’en produire la visibilité. Le musée royal de l’Afrique centrale nous semble l’objet idéal permettant de mettre cette question au travail.